[]

Accueil du site > Concerts > Interprètes > Vincent Warnier

Vincent Warnier

Organiste

Le par­cours de Vincent Warnier res­sem­ble fort à un sans faute : mois­son de prix au Conservatoire natio­nal de région de Strasbourg puis au Conservatoire natio­nal supé­rieur de musi­que de Paris, agré­ga­tion de musi­co­lo­gie à la Sorbonne, grand prix d’inter­pré­ta­tion au Concours inter­na­tio­nal d’orgue « Grand Prix de Chartres » (1992) et, en 1996, nomi­na­tion en com­pa­gnie de Thierry Escaich à l’une des plus pres­ti­gieu­ses tri­bu­nes pari­sien­nes, Saint-Étienne-du-Mont, où il suc­cède à Maurice et Marie-Madeleine Duruflé.

JPEG - 23.3 ko

Une telle énumération serait vaine si elle ne reflé­tait un talent hors du com­mun. Auprès de maî­tres comme André Stricker, Daniel Roth, Michel Chapuis, Olivier Latry et Marie-Claire Alain, Vincent Warnier s’est forgé une vir­tuo­sité et un style qui le pla­cent parmi les meilleurs orga­nis­tes de sa géné­ra­tion. Sa rigueur de musi­co­lo­gue, sa vaste culture, sa curio­sité tou­jours en éveil et sur­tout l’émotion intense qui l’habite font de lui, tout sim­ple­ment, un musi­cien d’excep­tion.

Ces qua­li­tés, Vincent Warnier les décline dans une car­rière qui refuse de choi­sir entre l’inter­pré­ta­tion et l’ensei­gne­ment, la litur­gie et le concert, consi­dé­rant que ces aspects se nour­ris­sent mutuel­le­ment. En plus de la tri­bune de Saint-Étienne-du-Mont, il s’est vu confier en 1997 le grand Théodore Jacquot de la cathé­drale Notre-Dame de Verdun, suc­cé­dant au cha­noine Pierre Camonin. Pédagogue recher­ché, il ensei­gne dans le cadre de sta­ges et de mas­ter-clas­ses, et par­ti­cipe à des jurys de concours inter­na­tio­naux (Nuremberg, Grand Prix de Chartres).

Concertiste de renom­mée inter­na­tio­nale, Vincent Warnier est l’invité des tri­bu­nes et des sal­les les plus renom­mées, en France comme à l’étranger, jusqu’en Amérique latine et au Japon. Invité par des orches­tres de pre­mier plan, il s’est cons­ti­tué un impo­sant réper­toire concer­tant, abor­dant avec un égal bon­heur les époques les plus variées en com­pa­gnie de chefs pres­ti­gieux (Evgueni Svetlanov, Emmanuel Krivine, James Conlon, Jun Märkl…) et sur les gran­des scè­nes inter­na­tio­na­les (Paris, Lyon, Marseille, Stockholm, Leipzig, Berlin, Masevaux, Lucerne, Concertgebouw d’Amsterdam…).

Témoin de la créa­tion de son temps, Vincent Warnier prête son concours à l’audi­tion de nom­breu­ses œuvres nou­vel­les (Marcel Landowski, Jacques Charpentier, Thierry Escaich, Éric Tanguy, Jacques Chailley,…). Il a noué une rela­tion étroite avec le com­po­si­teur Jacques Lenot, qui a écrit à son inten­tion une pièce pour orgue seul, Mon royaume n’est pas de ce monde, créée en mai 2005, et une par­ti­tion pour orgue et orches­tre, La Gerusalemme celeste, créée en avril 2006.

Sa dis­co­gra­phie lui a valu les plus hau­tes récom­pen­ses des revues spé­cia­li­sées. Improvisateur de grand talent, Vincent Warnier com­pose en outre pour diver­ses for­ma­tions. Perpétuant la tra­di­tion fran­çaise des orga­nis­tes com­po­si­teurs, il répond aux com­man­des de gran­des mani­fes­ta­tions musi­ca­les tel le Festival inter­na­tio­nal de Masevaux, où la créa­tion en 1998 de son Laudate Dominum pour chœur, ensem­ble ins­tru­men­tal et deux orgues fut par­ti­cu­liè­re­ment remar­quée.

07/2009