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Passion selon St Jean, 2e partie, 2 : La mort de Jésus

samedi 13 mars 2010, par M. Bannelier , publié dans

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Philippe de Champaigne : Crucifixion

Cette avant-der­nière sec­tion est cen­trée sur la mort du Christ. Bach y ajoute de gran­des arias de médi­ta­tions et de déplo­ra­tion, par cha­cun des solis­tes, dont la plus célè­bre est l’aria Es is voll­bracht (« Tout est accom­pli ») de l’alto. Le cli­mat alterne entre la tris­tesse et l’espoir de la résur­rec­tion. Le chœur inter­vient pour chan­ter un cho­ral de réconfort sur l’air de la basse, et conclut cette sec­tion par le cho­ral qui avait intro­duit la deuxième par­tie.

29. Récitatif

29.
Evangelista : Und von Stund an nahm sie der Jünger zu sich. Darnach, als Jesus wußte, daß schon alles vollbracht war, daß die Schrift erfüllet würde, spricht er :
Jesus : Mich dürstet !
Evangelista : Da stund ein Gefäße voll Essigs. Sie fülleten aber einen Schwamm mit Essig und legten ihn um einen Isopen und hielten es ihm dar zum Munde. Da nun Jesus den Essig genommen hatte, sprach er :
Jesus : Es ist vollbracht !
29. (Jn 19, 27b-30a)
L’évangéliste : Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Écriture fût accomplie :
Jésus : J’ai soif.
L’évangéliste : Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en imbibèrent une éponge, et l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit :
Jésus : Tout est accompli.
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James Tissot « J’ai soif »

Ce réci­ta­tif pré­sente les 5e et 6e paro­les du Christ sur la croix. (nous avons entendu la 3e dans le réci­ta­tif pré­cé­dent, les autres paro­les sont dans les autres évangiles). Ces paro­les font réfé­rence à l’arres­ta­tion de Jésus, lors­que celui dit à Pierre : Remets ton épée dans le four­reau : ne boi­rai-je pas la coupe que le Père m’a don­née à boire ?. Ayant bu le vinai­gre, il peut donc dire que tout est accom­pli.

Bach uti­lise une sim­ple gamme des­cen­dante pour expri­mer l’accom­plis­se­ment.

30. Aria – Molto adagio/ Vivace/ adagio, Alto

Es ist vollbracht !
O Trost für die gekränkten Seelen ;
die Trauernacht
läßt mich die letzten Stunden zählen.
Der Held aus Juda siegt mit Macht,
und schließt den Kampf,
Es ist vollbracht !
C’est accompli !
O consolation pour les âmes souffrantes ;
La nuit de tristesse
me laisse compter les dernières heures.
Le héros de Juda l’emporte avec force,
et clôt le combat,
c’est accompli !

Bach place cette sublime aria juste avant la mort de Jésus. Le texte est adapté de la pas­sion de Christian Heinrich Postel déjà citée. Il rap­pelle qu’on est pro­che du dénoue­ment, et donc pro­che de la résur­rec­tion et de la vic­toire du "héros de Juda".

Bach adopte ici le style du tom­beau fran­çais, avec une viole de gambe, ins­tru­ment pro­fane tra­di­tion­nel pour cette musi­que, et un rythme de mar­che très lente (pavane), en style pointé. La viole de gambe reprend d’abord le motif des­cen­dant de la parole du Christ, en le trans­po­sant en si mineur, tona­lité "soli­taire et mélan­co­li­que" d’après Marc Antoine Charpentier. On reconnaît le célè­bre thème que Giazotto réu­ti­li­sera dans son « Adagio d’Albinoni ». Puis l’alto reprend à son tour cette des­cente, légè­re­ment modi­fiée, et com­mence une médi­ta­tion som­bre et dou­lou­reuse. Une lon­gue tenue de la soliste dans le grave sur « nuit de tris­tesse » figure la lon­gueur de la nuit, dont les der­niè­res heu­res arri­vent enfin.

La sec­tion médiane est en contraste com­plet, puisqu’elle adopte la tona­lité guer­rière de ré majeur, et le stile conci­tato (style agité) cher à Monteverdi : notes répé­tées expri­mant le com­bat, motifs de trom­pette, lon­gues voca­li­ses guer­riè­res accom­pa­gnées par tou­tes les cor­des : il s’agit d’expri­mer ici la vic­toire d’un héros, avec toute la mar­tia­lité pos­si­ble.

Brusquement, l’envo­lée s’inter­rompt, pour reve­nir sur la phrase des­cen­dante « tout est accom­pli », et la plainte grave de la viole de Gambe. La reprise est plus courte, avec seu­le­ment deux phra­ses répé­tées de l’alto, tou­jours sur le même motif des­cen­dant. Bach inverse ici le rap­port habi­tuel entre les par­ties d’une aria : habi­tuel­le­ment la par­tie cen­trale est plus médi­ta­tive que les autres.

Écoutons d’abord, Harnoncourt avec la viole de gambe bou­le­ver­sante de Christophe Coin :

Une trans­crip­tion pour orches­tre de Mikhail Pletnev, c’est kit­sch, mais beau :

Pour finir, Suzuki :

31. Récitatif

31.
Evangelista : Und neiget das Haupt und verschied.
31. (Jn 19, 30b)
L’évangéliste : Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.

Le dénoue­ment, dans une phrase très sobre de l’évangéliste, s’inter­cale entre deux arias.

32.Aria – Adagio, Basse solo et chœur

Solo : Mein teurer Heiland, laß dich fragen,
da du nunmehr ans Kreuz geschlagen
Und selbst gesaget : Es ist vollbracht !
Bin ich vom Sterben frei gemacht ?
Kann ich durch deine Pein und Sterben
das Himmelreich ererben ?
Ist aller Welt Erlösung da ?
Du kannst vor Schmerzen
zwar nichts sagen
Doch neigest du das Haupt und sprichst
stillschweigend : Ja !
Solo : Mon précieux sauveur, laisse-toi interroger,
Maintenant que tu es mis en croix
Et dis toi-même : c’est accompli !
Suis-je rendu libre de la mort ?
Puis-je par tes peines et ta mort
hériter du royaume des cieux ?
La rédemption du monde entier est-elle là ?
Tu ne peux, sous la douleur
quasiment rien dire.
Pourtant tu inclines la tête et parles
silencieusement : Oui !
Choral : Jesu, der du warest tot
lebest nun ohn’ Ende,
In der letzten Todesnot,
nirgend mich hinwende,
Als zu dir, der mich versühnt.
O mein trauter Herre !
Gib mir nur, was du verdient,
mehr ich nicht begehre.
Choral : Jésus, qui étais mort
vis maintenant sans fin.
Dans la dernière angoisse mortelle ;
que vers nul je ne me tourne,
sinon vers toi, qui me pardonnes.
O, mon cher Seigneur !
Donne-moi seulement ce que tu as gagné,
je ne désire pas plus.

Cet aria avec chœur est pro­che du cho­ral figuré, style très uti­lisé par Bach dans ses cho­rals pour orgue, dans lequel le com­po­si­teur mêle une for­mule mélo­di­que répé­tée (figure) et un cho­ral : le soliste et le vio­lon­celle com­men­cent une mélo­die en valeurs cour­tes, sur laquelle vient ensuite se super­po­ser une phrase du cho­ral en valeurs lon­gues (can­tus firums). Le pro­cédé reprend ensuite pour cha­cune des phra­ses du cho­ral.

Ici, le cho­ral est le "Jesu Kreuz, Leiden und Pein" de Melchior Vulpius déjà uti­lisé à deux repri­ses dans cette pas­sion, tou­jours sur les paro­les du can­ti­que de la pas­sion de Paul Stockmann, stro­phe 34 (c’est long, un can­ti­que de la pas­sion !). Les paro­les du soliste pro­vien­nent pour leur part de la pas­sion de Barthold Heinrich Brockes.

Le motif en valeurs cour­tes est en faite une voix de basse pour la pre­mière phase du cho­ral. Très sim­ple (motif en croix et trille), il est exposé d’abord au vio­lon­celle, puis repris par le soliste, puis reve­nant au vio­lon­celle, par­court toute la pièce, à la manière d’une basse de cha­conne. La répé­ti­tion inces­sante ce cette figure exprime le côté lan­ci­nant de la ques­tion : suis-je vrai­ment libéré de la mort ?

Cette forme d’aria avec cho­ral per­met d’oppo­ser les phra­ses inquiè­tes et tor­tu­rées de la basse, accom­pa­gnée par le vio­lon­celle, à la calme cer­ti­tude de l’assem­blée qui évoque sa confiance en la résur­rec­tion au can­tus fir­mus.

(Suzuki, tou­jours impé­rial)

33. Récitatif

33.
Evangelista : Und siehe da, der Vorhang im Tempel zerriß in zwei Stück von oben an bis unten aus. Und die Erde erbebete, und die Felsen zerrissen, und die Gräber täten sich auf, und stunden auf viele Leiber der Heiligen !
33. (Mt 27, 51-52)
L’évangéliste : Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent. Et les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs des saints qui étaient morts ressuscitèrent.
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Gustave Doré : Mort du Christ

Pour la seconde fois, Bach inter­cale un pas­sage de la pas­sion selon Saint Mathieu pour évoquer un événement que Jean ne décrit pas, le trem­ble­ment de terre. Le déchi­re­ment du voile de haut en bas (chanté évidemment sur une phrase des­cen­dante par l’évangéliste) est décrit par un grand trait des­cen­dant, puis le trem­ble­ment de terre est évoqué par des tré­mo­los (trem­ble­ment, en ita­lien) de tou­tes les cor­des.

34. Arioso – Ténor

Mein Herz ! indem die ganze Welt
Bei Jesu Leiden gleichfalls leidet,
die Sonne sich in Trauer kleidet,
Der Vorhang reißt, der Fels zerfällt,
Die Erde bebt, die Gräber spalten,
weil sie den Schöpfer sehn erkalten :
Was willt du deines Ortes tun ?
Mon cœur ! Alors que le monde entier
souffre comme souffre Jésus,
que le soleil s’habille en deuil,
que le voile se déchire, que le rocher se fend,
que la terre tremble, que les tombes s’ouvrent,
car ils ont vu le Créateur se refroidir :
que vas-tu faire de ton côté ?
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Gustave Doré : Les ténèbres qui suivent la mort du Christ

Le réci­ta­tif conti­nue en un arioso (réci­ta­tif accom­pa­gné par tout l’orches­tre), sur un texte de Brockes. On reste dans l’ambiance du trem­ble­ment de terre avec des tré­mo­los et des traits des cor­des. Cet arioso au ton dra­ma­ti­que et aux phra­ses inquiè­tes sert d’intro­duc­tion à l’air de soprano.

35. Aria – Molto adagio, Soprano

Zerfließe, mein Herze, in Fluten der Zähren
dem Höchsten zu Ehren.
Erzähle der Welt und dem Himmel die Not,
dein Jesus ist tot !
Epanche-toi, mon cœur, en flots de larmes
pour honorer le Très-Haut.
Raconte au monde et au ciel la détresse :
ton Jésus est mort !

Le texte pro­vient tou­jours de la pas­sion de Brocke.

A nou­veau, Bach uti­lise la flûte pour accom­pa­gner la soprano, en duo avec un haut­bois de chasse. D’après le musi­co­lo­gue Peter Dieksen, la flûte ne devait pas être pré­sente dans la pre­mière ver­sion (peut-être rem­pla­cée le haut­bois ?), car la tona­lité de fa mineur impose des doig­tés très com­pli­qués au flû­tiste baro­que. La flûte tra­ver­sière est alors en pleine muta­tion, avec l’adop­tion de la perce coni­que de Jacques Martin Hotteterre au tout début du XVIIIe, et les pos­si­bi­li­tés d’inter­pré­ta­tions devaient pro­gres­ser d’année en année, ce qui expli­que­rait l’appa­ri­tion de la flûte à par­tir de la ver­sion de 1725.

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Mantegna : Déploration du Christ (avec les 5 plaies)

Le haut­bois de chasse (oboe da cac­cia) est un intru­ment assez mal connu, ancê­tre du cor anglais, qui appa­raît pour la pre­mière fois dans cette pas­sion, et qu’on retrouve dans quel­ques can­ta­tes de Bach. Il sem­ble avoir été inventé par un célè­bre fac­teur d’intru­ment ins­tallé à Leipzig depuis 1710, Johann Heinrich Eichentopf. Il doit son nom à son pavillon sem­bla­ble à un pavillon de cor de chasse,et sonne une quinte en des­sous du haut­bois. On uti­lise sou­vent un cor anglais pour jouer cet air, les repro­duc­tions de haut­bois de chasse étant très rares.

Le tim­bre doux et voilé du haut­bois de chasse, allié à la dou­ceur de la flûte, per­met d’évoquer le flot des lar­mes, et la détresse devant la mort. Les tenues de la soprano dans l’aigu illus­trent la for­mule « le Très-Haut ». La basse des­cen­dante en cro­ches grou­pées par cinq, peut repré­sen­ter à la fois la mise au tom­beau, et les cinq plaies du Christ :

Écoutons Suzuki :

36. Récitatif

36.
Evangelista : Die Juden aber, dieweil es der Rüsttag war, daß nicht die Leichname am Kreuze blieben den Sabbath über (denn desselbigen Sabbaths Tag war sehr groß), baten sie Pilatum, daß ihre Beine gebrochen und sie abgenommen würden.
36. (Jn 19, 31-37)
L’évangéliste :Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat – car c’était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour – les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlevât.
Da kamen die Kriegsknechte und brachten dem ersten die Beine und dem anderen, der mit ihm gekreuziget war. Als sie aber zu Jesu kamen, da sie sahen, daß er schon gestorben war, brachen sie ihm die Beine nicht, sondern der Kriegsknechte einer eröffnete seine Seite mit einem Speer, und alsobald ging Blut un Wasser heraus.
Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui avait été crucifié avec lui. S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau.
Und der das gesehen hat, der hat es bezeuget, und sein Zeugnis ist wahr, und derselbige weiß, daß er die Wahrheit saget, auf daß ihr glaubet. Denn solches ist geschehen, auf daß die Schrift erfüllet würde : Ihr sollet ihm kein Bein zerbrechen. Und abermal spricht eine andere Schrift : Sie werden sehen, in welchen sie gestochen haben.
Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez aussi. Ces choses sont arrivées, afin que l’Écriture fut accomplie : aucun de ses os ne sera brisé. Et ailleurs l’Écriture dit encore : ils verront celui qu’ils ont percé.
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Hans Memling : Crucifixion

L’évangile de Jean fait sou­vent des allu­sions aux écritures, pour mon­trer que le drame était écrit il y a long­temps. Ici il cite un psaume de l’ancien tes­ta­ment. On notera que cha­que fois que l’évangéliste cite une écriture sainte, il le fait sur un tempo très lent (Adagio), pour mar­quer le res­pect, et l’aspect immua­ble des écritures.

37. Choral

O hilf, Christe, Gottes Sohn,
durch dein bittre Leiden,
Daß wir dir stets untertan
all’ Untugend meiden ;
Deinen Tod und sein Ursach’
fruchtbarlich bedenken,
Dafür, wiewohl arm und schwach,
dir Dankopfer schenken.
O aide-nous, Christ, Fils de Dieu,
par ta souffrance amère,
que, sans cesse à toi soumis,
nous évitions tout vice ;
ta mort et sa cause,
que nous y songions fructueusement,
et que, pour cela, bien que pauvres et faibles,
nous t’offrions le sacrifice d’action de grâces.

Ce cho­ral est une reprise du n° 12 (cho­ral d’ouver­ture de la seconde par­tie), afin de refer­mer la bou­cle. Les paro­les sont la 8e stro­phe du can­ti­que de la pas­sion "Christus, der uns selig macht" de Michael Weisse. C’est à nou­veau une réflexion sur la souf­france et la mort du Christ, et sur la force que doit en tirer le fidèle pour éviter le vice.

38. Récitatif

38.
Evangelista : Darnach bat Pilatum Joseph von Arimathia, der ein Jünger Jesu war (doch heimlich aus Furcht vor den Juden), daß er möchte abnehmen den Leichnam Jesus. Und Pilatus erlaubete es. Derowegen kam er und nahm den Leichnam Jesus herab.
Es kam aber auch Nikodemus, der vormals in der Nacht zu Jesus kommen war, und brachte Myrrhen und Aloen untereinander bei hundert Pfunden. Da nahmen sie den Leichnam Jesu und bunden ihn in leinen Tücher mit Spezereien, wie die Juden pflegen zu begraben.
38. (Jn 19, 38-42)
L’évangéliste : Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus. Nicodème, qui auparavant était de nuit vers Jésus, vint aussi apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c’est la coutume d’ensevelir chez les Juifs.
Es war aber an der Stätte, da er gekreuzigt ward, ein Garte, und im Garten ein neu Grab, in welches niemand je gelegen war.
Or il y avait un jardin dans le lieu où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n’avait été mis.
Daselbst hin legten sie Jesus, um des Rüsttags willen der Juden, dieweil das Grab nahe war.
Ce fut là qu’ils déposèrent Jésus, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche.
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Titien : Mise au tombeau

Ce der­nier réci­ta­tif narre la mise au tom­beau dans le jar­din au pied du Golgotha. Jean pré­cise que la sépul­ture de Jésus n’est pas com­plète. Selon la cou­tume le corps aurait du être lavé. Il ne le sera pas, à cause de la pré­pa­ra­tion de la Pâque juive et du sab­bat qui com­mence quel­ques heu­res plus tard.



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