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Passion selon St Jean, 1ère partie, 2 : procés devant Anne et reniement de Saint Pierre

vendredi 19 février 2010, par M. Bannelier , publié dans

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Le reniement de Saint Pierre - Gustave Doré

Cette par­tie décrit le pro­cès devant le grand prê­tre, et le renie­ment de Saint Pierre. Fait uni­que dans son œuvre, Bach insère dans sa Passion selon Saint Jean des pas­sa­ges de l’évangile de Mathieu. Ici, c’est pour décrire plus pré­ci­sé­ment les pleurs de Saint Pierre, plus tard ce sera pour la des­crip­tion du trem­ble­ment de Terre.

Cette par­tie voit appa­raî­tre les pre­miers airs de solis­tes, d’abord alto, puis soprano, puis ténor.

6. Récitatif

6.
Evangelista : Die Schar aber und der Oberhauptmann und die Diener der Juden nahmen Jesum und bunden ihn und führeten in aufs erste zu Hannas, der war Kaiphas Schwäher, welcher des Jahres Hoherpriester war. Es war aber Kaiphas, der den Juden riet, es währe gut, daß ein Mensch würde umbracht für das Volk.
6. (Jn 18, 12-14)
L‘évangéliste : La cohorte, le tribun, et les gardes des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Anne, car il était le beau-père de Caïphe, qui était grand-prêtre cette année-là. Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : Il serait bon qu’un seul homme meure pour le peuple.

7. Aria, Alto

Von den Stricken meiner Sünden
mich zu entbinden,
wird mein Heil gebunden ;
Mich von allen Lasterbeulen
völlig zu heilen,
läßt er sich verwunden.
Afin de me délier
des liens de mes péchés
mon sauveur est lié ;
pour me sauver pleinement
de toutes les enflures des vices,
il se laisse blesser.

Si aupa­ra­vant, Jésus se lais­sait arrê­ter pour sau­ver ses dis­ci­ples, cette aria étend la por­tée de ce sacri­fice, en le rap­por­tant au fidèle : c’est pour me sau­ver qu’il se laisse enchaî­ner. Ce thème sera repris dans le cho­ral n°26, cen­tre de l’œuvre, qui énonce le "chiasme" prin­ci­pal de cette pas­sion : l’empri­son­ne­ment de Jésus donne la liberté aux hom­mes.

Les paro­les sont adap­tées du livret de Barthold Heinrich Brockes Der für die Sünde der Welt Gemarterte und Sterbende Jesus (Hambourg, 1712 & 1715).

Ici les haut­bois en duo don­nent un ton par­ti­cu­liè­re­ment pathé­ti­que à la décla­ma­tion de l’alto. Leurs voix qui s’enche­vê­trent sym­bo­li­sent les liens qui empri­son­nent le pécheur. La tona­lité lugu­bre de ré mineur, et la basse inlas­sa­ble­ment répé­tée du bas­son (osti­nato), décri­vent les dif­fi­cultés à sor­tir des liens du vice.

Dans la pre­mière phrase de l’alto, vous reconnaî­trez peut-être... le début du (faux) ada­gio d’Albinoni. Cette phrase est reprise lento dans la seconde par­tie de l’œuvre, dans l’intro­duc­tion par la viole de gambe du sublime deuxième air de l’alto "Es is voll­bracht".

On inter­prète habi­tuel­le­ment la ver­sion de l’auto­gra­phe 1739, qui ajoute de nom­breu­ses orne­men­ta­tions à la voix soliste.

Pour se rap­pro­cher des condi­tions des exé­cu­tions du temps de Bach, où les fem­mes ne pou­vaient chan­ter à l’église, nous pro­po­sons d’écouter ce soliste du Tölzer Knabenchor avec Harnoncourt :

Très beau, non ?

8. Récitatif

8.
Evangelista : Simon Petrus aber folgete Jesus nach und ein andrer Jünger.
8. (Jn 18, 15a)
L’évangéliste : Simon-Pierre, avec un autre disciple, suivait Jésus.

9. Aria, soprano

Ich folge dir gleichfalls mit freudigen Schritten
und lasse dich nicht,
mein Leben, mein Licht.
Befördre den Lauf und höre nicht auf,
Selbst an mir zu ziehen, zu schieben, zu bitten.
Je te suis de même d’un pas joyeux
et ne t’abandonne pas,
ma vie, ma lumière.
Favorise la course et ne cesse pas
toi-même de me tirer, pousser et prier.

Changement total par rap­port à l’aria pré­cé­dente, Bach prend pré­texte du dis­ci­ple sui­vant Jésus pour appor­ter un peu de détente avec cette pièce, dont l’atmo­sphère est à la fois calme et joyeuse. Dans cette aria la musi­que exprime fidè­le­ment le texte je suis d’un pas joyeux : après leur intro­duc­tion, les flû­tes volu­bi­les sui­vent la soprano (au début, en canon à l’unis­son, et à un temps seu­le­ment de dif­fé­rence) dans ses voca­li­ses tran­quilles, sur un che­min sûr et tout tracé. On est déjà pres­que au para­dis...

Dans le pas­sage milieu on remar­quera l’extra­or­di­naire pré­ci­sion du sym­bo­lisme : les flû­tes pré­cè­dent la soprano dans la mon­tée sur le mot « tirer », puis pas­sent en des­sous pour le mot « pous­ser ».

Rythmiquement, l’aria suit une métri­que de danse de cour, le pas­se­pied. C’est une danse ins­tru­men­tale, d’allure vive et gaie, de rythme ter­naire (3/8), et plus rapide que le menuet.

La tona­lité de si bémol majeur est par­ti­cu­liè­re­ment lumi­neuse, mais impose des doig­tés dif­fi­cile à la flûte baro­que : il se pour­rait que la ver­sion ori­gi­nale soit pour vio­lon solo, et que la flûte ait été ajou­tée dans l’auto­gra­phe de 1739.

Écoutons une inter­pré­ta­tion moderne, pour chan­ger :


J. S. Bach, St. John Passion : Ich folge dir... par MichelleRobinson1

Et comme on ne s’en lasse pas, com­pa­rons avec les flû­tes baro­ques en bois et la déli­cieuse Midori Suzuki :

Hélas il faut reve­nir au drame...

10. Récitatif

10.
Evangelista : Derselbige Jünger war dem Hohenpriester bekannt und ging mit Jesu hinein in des Hohenpriesters Palast. Petrus aber stund draußen vor der Tür. Da ging der andere Jünger, der dem Hohenpriester bekannt war, hinaus, und redete mit der Türhüterin und führete Petrum hinein. Da sprach die Magd, die Türhüterin, zu Petro :
10. (Jn 18, 15b-23)
L’évangéliste : Ce disciple était connu du grand-prêtre, et il entra avec Jésus dans la cour du grand-prêtre. Mais Pierre resta dehors près de la porte. L’autre disciple, qui était connu du grand-prêtre, sortit, parla à la portière, et fit entrer Pierre. Alors la servante, la portière, dit à Pierre :
Ancilla : Bist du nicht dieses Menschen Jünger einer ?
Servante : N’es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme ?
Evangelista : Er sprach :
L’évangéliste : Il dit :
Petrus : Ich bins nicht !
Pierre : Je n’en suis point.
Evangelista : Es stunden aber die Knechte und Diener und hatten ein Kohlfeu’r gemacht (denn es war kalt) und wärmeten sich. Petrus aber stund bei ihnen und wärmete sich. Aber der Hohepriester fragte Jesum um seine Jün­ger und um seine Lehre. Jesus antwortete ihm :
L’évangéliste : Les serviteurs et les gardes, qui étaient là, avaient allumé un brasier (car il faisait froid) et ils se chauffaient. Pierre se tenait avec eux, et se chauffait. Le grand-prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. Jésus lui répondit :
Jesus : Ich habe frei, öffentlich geredet vor des Welt. Ich habe allezeit gelehret in der Schule und in dem Tempel, da alle Juden zusammen­kommen, und habe nichts im Verborg’nen geredt. Was fragest du mich darum ? Frage die darum, die gehöret haben, was ich zu ihnen geredet habe ; siehe, dieselbigen wissen, was ich gesagt habe !
Jésus : J’ai parlé ouvertement au monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret. Pourquoi m’interroges-tu ? Interroge sur ce que je leur ai dit ceux qui m’ont entendu ; ceux-là savent ce que j’ai dit.
Evangelista : Als er aber solches redete, gab der Diener einer, die dabei stunden, Jesu einen Backenstreich und sprach :
Servus : Solltest du dem Hohenpriester also antworten ?
Evangelista : Jesus aber antwortete :
Jesus : Hab ich übel geredt, so beweise es, daß es böse sei, habe ich aber recht geredt, was schlägest du mich ?
L’évangéliste : A ces mots, un des gardes, qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus, en disant :
Garde : Est-ce ainsi que tu réponds au grand-prêtre ?
L’évangéliste : Jésus lui dit :
Jésus : Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal ; et si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?
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Reniement de Saint Pierre (Rembrandt)

C’est un des réci­ta­tifs longs de la pas­sions. On y voit à la fois le pre­mier renie­ment de Saint Pierre, et le pro­cés devant le grand-prê­tre, et le pre­mier souf­flet reçu par Jésus.

On relè­vera l’image par­ti­cu­liè­re­ment frap­pante de Pierre, des gar­des et des ser­vi­teurs se chauf­fant auprès du feu : la voix de l’évangéliste des­cend dans les gra­ves et réduit ses inter­val­les, comme Pierre s’accrou­pis­sant avec les gar­des, et se pelo­ton­nant auprès du feu.

11. Choral

Wer hat dich so geschlagen,
mein Heil, und dich mit Plagen
so übel zugericht’t ?
Du bist ja nicht ein Sünder
wie wir und unsre Kinder,
von Missetaten weisst du nicht.
 
Ich, ich und meine Sünden,
die sich wie Körnlein finden
des Sandes an dem Meer,
Die haben dir erregt
Das Elend, das dich schläget,
und das betrübte Marterheer.
Qui t’a ainsi frappé,
mon salut, et t’a avec tourments
ainsi maltraité ?
Tu n’es pourtant pas un pécheur
comme nous et nos enfants,
des méfaits tu ne connais rien.
 
C’est moi, moi et mes péchés,
qui sont comme les grains
du sable à la mer,
qui t’ont suscité
la misère qui te frappe,
et l’affligeante armée de supplices.

Ce cho­ral com­mente les tour­ments du Christ en les oppo­sant aux péchés du fidèle, qui sont indi­rec­te­ment res­pon­sa­bles de ces mal­heurs, puis­que Jésus vient souf­frir pour effa­cer ces péchés.

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Chansonnier de Heinrich Isaak

Ce cho­ral a un his­toire inté­res­sante : la mélo­die ori­gi­nale du musi­cien fla­mand Heinrich Isaak (1440 - 1531 ?) est appa­rue dans le recueil de chants publié par Georg Forster « Ein auss­zug guter alter un newer Teutscher lie­de­lein » (Nürnberg, 1539), mais c’était une chan­son pro­fane, « Innsbruck, ich muss dich las­sen » (Innsbruck, je dois te quit­ter), qui décri­vait les pei­nes d’un arti­san voya­geur.

Cette chan­son a d’abord été adap­tée par Johann Hesse (1490-1547) en hymne pour les mou­rants (« O Welt, ich muss dich las­sen, » ô monde, je dois te quit­ter). Mais Bach uti­lise ici les paro­les plus tar­di­ves de l’hymne de la pas­sion (1647) de Paul Gerhardt (1607 - 1676), « O Welt, sieh’ hier dein Leben » (stro­phes 3 et 4). Paul Gerhardt est l’auteur de cho­rals le plus célè­bre après Luther, il a écrit plus de 120 hym­nes, et a fini sa car­rière archi­dia­cre à Lüben.

Cette har­mo­ni­sa­tion est remar­qua­ble par les nom­breu­ses dis­so­nan­ces intro­dui­tes par Bach sur les mots décri­vant la souf­france et le mal (« schla­gen » - frap­per, « Plagen » - tour­ments, « Sünder » - pécheur...).

Wer hat dich so geschlagen ?

Écoutons un chœur de gar­çons anglais :

Bach uti­li­sera ce cho­ral dans la Passion selon Saint Mathieu (n°16 et 44), dans trois can­ta­tes (13, 44, 97), et en fera qua­tre har­mo­ni­sa­tions pour orgue dans ses Choralgesange.

12. Récitatif

12a.
Evangelista : Und Hannas sandte ihn gebunden zu dem Hohenpriester Kaiphas. Simon Petrus stund und wärmete sich ; da sprachen sie zu ihm !
12a. (Jn 18, 24-25a)
L’évangéliste : Anne l’envoya lié à Caïphe, le grand-prêtre. Simon-Pierre était là, et se chauffait. On lui dit :
12b. Chorus
Bist du nicht seiner Jünger einer ?
12b. Chœur (Jn 18, 25b)
N’es-tu pas, toi aussi, de ses disciples ?
12c.
Evangelista : Er leugnete aber und sprach :
Petrus : Ich bins nicht !
Evangelista : Spricht des Hohenpriesters Knecht einer, ein Gefreund’ter des, dem Petrus das Ohr abgehauen hatte :
Servus : Sahe ich dich nicht im Garten bei ihm ?
Evangelista : Da verleugnete Petrus abermal, und alsobald krähete der Hahn. Da gedachte Petrus an die Worte Jesu, und ging hinaus und weinete bitterlich.
12c. (Jn 18, 25c-27 / Mt 26, 75)
L’évangéliste : Il le nia et dit :
Pierre : Je n’en suis point !
L’évangéliste : Un des serviteurs du grand-prêtre parent de celui à qui Pierre avait tranché l’oreille, dit :
Serviteur : Ne t’ai-je pas vu avec lui dans le jardin ?
L’évangéliste : Pierre le nia de nouveau . Et aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite et étant sorti, il pleura amèrement

Le choeur « bist du nicht sei­ner Jünger einer » mon­tre la sus­pi­cion de l’entou­rage des prê­tres. Il est fugué, tou­tes les voix s’entre­mê­lent pour deman­der à Pierre s’il n’est pas dis­ci­ple de Jésus. Le motif répété stac­cato est une inter­ro­ga­tion, il se finit donc par un inter­valle ascen­dant. La basse inin­ter­rom­pue, et stac­cato elle aussi, figure le doute et la rumeur qui se répand.


Au troi­sième renie­ment de Pierre, le coq chante (du moins dans l’évangile de Mathieu, que Bach insère ici). Le chant du coq est pré­senté par une mon­tée du vio­lon­celle du conti­nuo. Sur les paro­les « il pleura amè­re­ment », Bach insère une lon­gue mélo­pée chro­ma­ti­que, avec de brus­ques sauts qui figu­rent les san­glots de Pierre : Et pleura amèrement

13. Aria, Ténor (Pierre)

Ach, mein Sinn,
Wo willst du endlich hin,
Wo soll ich mich erquicken ?
Bleib ich hier,
Oder wünsch’ ich mir
Berg und Hügel auf den Rücken ?
Bei der Welt ist gar kein Rat,
Und im Herzen stehn die Schmerzen meiner Missetat,
Weil der Knecht den Herr verleugnet hat.
Ah, mon âme,
où veux-tu donc finalement aller,
où dois-je me réconforter ?
Rester ici,
ou plutôt souhaiter
avoir montagnes et collines à dos ?
Dans le monde il n’y a aucun conseil
et dans le cœur sont les douleurs de mes méfaits,
car le serviteur a renié le maître.

Cette splen­dide aria est une des plus dra­ma­ti­ques de l’ouvrage. C’est un solo de ténor extrê­me­ment pas­sionné accom­pa­gné par tou­tes les cor­des de l’orches­tre, qui a un carac­tère « opé­ra­ti­que » évident. (c’est peut-être pour cette rai­son que Bach le sup­pri­mera dans la reprise de 1725). Le rythme est celui de la sara­bande (danse assez lente à trois temps, avec un arrêt sur le deuxième temps). La tona­lité de fa dièse mineur était peu uti­li­sée à l’époque (« Ton obs­cur, tiraille la pas­sion comme le chien har­gneux la dra­pe­rie » selon Johann Mattheson (1681-1764)), et décrit le mal­heur soli­taire de l’apô­tre.

Le texte est adapté du poème « Der wei­nende Petrus » (Pierre en pleurs) extrait de« Der Grünen Jugend Nothwendige Gedanken », recueil du poète et écrivain de théa­tre saxon Christian Weise (Leipzig, 1675). Il décrit les remords de Saint Pierre sur un ton pathé­ti­que et pro­che de la folie.

Ernst Haefligerl avec Karl Richter :
Très pre­nant, mal­gré l’âge.

14.Choral

Petrus, der nicht denkt zurück,
Seinen Gott verneinet,
Der doch auf ein’n ernsten Blick
Bitterlichen weinet :
Jesu, blicke mich auch an,
Wenn ich nicht will büßen ;
Wenn ich Böses hab’ getan,
Rühre mein Gewissen.
Pierre, qui ne se souvient pas,
nie son Dieu,
lui pourtant sur un vrai regard
amèrement pleure.
Jésus, regarde-moi,
lorsque je ne veux pas me repentir,
lorsque j’ai fait le mal,
touche ma conscience.

Ce cho­ral tire les ensei­gne­ments du renie­ment de Saint Pierre, en rap­pe­lant la vertu du repen­tir, et de la prise de cons­cience de ses péchés.

La mélo­die « Jesu Kreuz, Leiden und Pein », a été com­po­sée par par Melchior Vulpus (1560 - 1615), alors que les paro­les sont repri­ses d’un hymne de la pas­sion d’un ancien pré­di­ca­teur auprès du roi de Suède, Paul Stockmann (1602 - 1636).

C’est une mélo­die très impor­tante dans cette pas­sion car elle est reprise deux autres fois, pour le cho­ral n°30 et l’aria n°32. L’har­mo­ni­sa­tion est ici nette et car­rée, car le choeur conclut la pre­mière par­tie, mais Bach veille comme tou­jours à mar­quer les mots impor­tants « wei­net » (pleure) et « Böses » (le mal) par des accents et des dis­so­nan­ces.

Fin de la première partie



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