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J.S. Bach : 4ème Concerto Brandebourgeois (BWV 1049)

lundi 17 novembre 2014, par Philippe Torrens

Quatrième Concerto Brandebourgeois (BWV 1049) en Sol majeur

Le musi­co­lo­gue P. Spitta a inti­tulé Concertos Brandebourgeois six concerts que Bach avait com­po­sés pour la cour de Köthen, puis envoyé en 1721 au mar­grave de Brandebourg, qui dis­po­sait d'un ensem­ble de très bons musi­ciens. Certains de ces concerts illus­trent le concerto tel que Vivaldi le conce­vait, oppo­sant l'ensem­ble à un ins­tru­ment soliste. Le qua­trième se rat­ta­che (comme le second et le cin­quième) plu­tôt au modèle duconcerto grosso selon Corelli, où l'ensem­ble de l'orches­tre (ripieno) s'oppose à un groupe de solis­tes (concer­tino). Le concer­tino com­prend ici deux flû­tes et un vio­lon.

Allegro

Le pre­mier mou­ve­ment, à trois temps et de carac­tère dan­sant, fait d'emblée enten­dre aux deux flû­tes son thème prin­ci­pal, énergique, bref et varié dont les com­po­san­tes (deux cou­ples de six dou­bles cro­ches, trois cro­ches des­cen­dan­tes, un motif de deux dou­bles-cro­ches - une cro­che) seront repri­ses et com­bi­nées. Divers motifs secondai­res appa­rais­sent au cours de cet alle­gro par­ti­cu­liè­re­ment déve­loppé et qui fait la part belle à la vir­tuo­sité du vio­lon solo, en par­ti­cu­lier dans un pas­sage en tri­ples cro­ches au cen­tre du mou­ve­ment. Dans plu­sieurs pas­sa­ges, le vio­lon solo et les deux flû­tes jouent qua­si­ment seuls au-des­sus de brè­ves ponc­tua­tions des autres ins­tru­ments.

Andante

Écrit dans le ton de Mi mineur, il revêt, après la gaieté sans mélange de l'alle­gro, un carac­tère mélan­co­li­que. Il repose entiè­re­ment sur un seul thème, habi­le­ment varié, pré­senté sous dif­fé­rents éclairages ins­tru­men­taux. Le rôle vir­tuose est ici tenu par les flû­tes, et plus spé­cia­le­ment par la pre­mière, qui se voit confier plu­sieurs traits où elle joue tota­le­ment seule.

Presto

Ce final très rapide a des allu­res de fugue, avec les entrées suc­ces­si­ves de son thème, aux altos, puis aux seconds vio­lons, aux pre­miers et enfin à la basse conti­nue. Le vio­lon solo s'asso­cie au départ avec les pre­miers vio­lons, puis il se lance dans plu­sieurs séquen­ces de plus en plus vir­tuo­ses (par­fois accom­pa­gné seu­le­ment par les flû­tes) entre les­quel­les s'inter­ca­lent des tutti repre­nant les éléments de la fugue. Après avoir mon­tré sa rapi­dité, le vio­lon solo mani­feste sa capa­cité à enchaî­ner des bat­te­ments très rapi­des. Trois mesu­res où sou­dain tous les ins­tru­ments jouent sur le même rythme pré­cè­dent une brève reprise de la poly­pho­nie avant la cadence finale.



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